Un travail collectif d'appui technique mené auprès des éleveurs limousins, autour du choix des mélanges, de la conduite des prairies et de l'autonomie alimentaire des troupeaux.
Le Limousin est une terre d'herbe. Sur la plupart des exploitations, la prairie représente l'essentiel de la surface et la première ressource du troupeau. Pourtant, d'une année sur l'autre, les rendements et surtout la valeur alimentaire varient dans des proportions que beaucoup d'éleveurs subissent plus qu'ils ne les pilotent.
Les campagnes successives ont permis de suivre des parcelles d'essais chez des éleveurs volontaires, avec des visites régulières et des relevés comparables d'une année sur l'autre. Les mélanges à base de graminées et de légumineuses, les associations céréales et protéagineux destinées à l'ensilage, les dates de fauche : tout cela a été observé et discuté sur le terrain, pas seulement en salle.
Un enseignement revient dans presque tous les bilans. On travaille beaucoup l'implantation et la fertilisation, on soigne la date de récolte, puis on laisse le hasard décider de la suite. Un foin rentré à un taux d'humidité trop élevé s'échauffe, perd ses feuilles et une part de ses protéines. Le fourrage était bon au champ, il ne l'est plus dans la ration.
C'est un sujet économique autant qu'agronomique. Chaque point de valeur alimentaire perdu au séchage se rachète ensuite sous forme de concentrés, au prix du marché. Les éleveurs qui ont investi dans une ventilation de séchage en grange le disent simplement : ils achètent moins.
Sur le volet financement, le détail du barème applicable au séchage des fourrages est consultable ici, avant tout chiffrage sérieux.
Le programme n'a pas vocation à prescrire une solution unique. Chaque exploitation a son parcellaire, son bâtiment, son chargement et sa main-d'oeuvre. Mais poser la question de la conservation au même niveau que celle de la production change souvent la conclusion d'un bilan fourrager.